Adieu veaux vaches cochons !

La France Insoumise Lens se félicite de l’arrêt annoncé de l’activité de la ferme usine de 1000 vaches en Picardie, probablement pour déficit de rentabilité. Michel Ramery, l’héritier de l’entreprise familiale de BTP présente essentiellement dans notre région, 361ème fortune de France,  a construit cette usine de 1000 vaches dont la fermeture est évidemment regrettée par les productivistes de la FNSEA : production de lait à bas coût et surtout un méga méthaniseur de presque 1,5 mégawatt, le plus gros en France (ramené à une taille plus modeste suite aux recours). La détermination des opposants regroupés dans Novissen a eu raison de ce scandale sanitaire et environnemental basé sur l’exploitation à outrance de bêtes entassées et ne voyant jamais l’herbe d’une prairie. Ramery pensait s’être trouvé une nouvelle vocation en tentant de séduire selon son habitude les élus locaux sauf que cela n’a pas fonctionné. Ramery passant outre les décisions de la préfecture limitant finalement à 500  le nombre de bêtes, pour monter jusqu’à 800. Ramery le ponte du BTP cher à nos « socialistes » locaux qui lui ont confié la plupart des travaux de BTP dans le bassin minier.

La France Insoumise Lens souhaite une issue tout aussi favorable à la lutte engagée contre le projet d’extension d’un élevage à Robecq arrondissement de Béthune : Alexis Lelong souhaite développer sa ferme porcine, passant de 1000 à 3300 bêtes. Un projet jugé “démesuré” par les riverains qui se mobilisent. Nuisances olfactives, saturation des sols en nitrates, dégradation des nappes phréatiques, pollution de l’air, trafic de camions qui va s’accentuer, chute de la valeur immobilière des biens alentours. Transformer le Nord-Pas de Calais en nouvelle Bretagne n’est pas souhaitable. L’ère de l’élevage industriel non respectueux du bien –être animal  a fait son temps.

La France Insoumise Lens soutient la lutte du collectif d’habitants de Robecq contre ce projet qui va à l’encontre des principes écosocialistes de respect du vivant et de la nature qui sont les nôtres.

BRIGESTONE BETHUNE ou l’impuissance volontaire de l’Etat

Comme elle l’avait programmé, la direction du groupe japonais Bridgestone a annoncé la fermeture du site de fabrication de pneus de Béthune au 1er avril 2021 après 60 ans d’existence. 863 salariés et leur famille sont impactés. Des salariés à qui Bridgestone fait payer leur refus du « pacte de compétitivité » proposé l’an passé pour augmenter la productivité de l’usine. Les discours hypocrites de la direction sur le poids de la fiscalité de production ne servant qu’à masquer l’optimisation fiscale globale qu’elle réalise. Si l’on ajoute les intérimaires et les sous-traitants, ce sont environ 1500 personnes qui se retrouvent sur le carreau.

La danse du ventre du gouvernement et les simagrées de notre président de région Xavier Bertrand après que Bridgestone ait touché des aides publiques de l’État et investi en Pologne et Hongrie avec les subventions de l’Union européenne n’auront servi à rien. Il s’agit d’une délocalisation au sein même de l’Union européenne, avec ses aides et celle de l’État. Que valent les beaux discours d’Emmanuel Macron sur la souveraineté industrielle ?

Que fait l’État pour empêcher la casse de notre outil industriel ?

Bridgestone devrait rembourser les aides publiques et l’État sécuriser les salariés en procédant à une nationalisation transitoire jusqu’à l’engagement d’un repreneur ou d’une reprise de l’usine par les salariés avec l’aide de l’État.

La fermeture de Bridgestone Béthune est la vérification de l’impuissance volontaire de l’État, de la complicité de l’Union européenne dans les délocalisations et de l’inefficacité de la politique de subventions par milliards sans vision stratégique et sans contrepartie.

La France Insoumise Lens soutient le combat des salariés pour la prolongation de l’activité du site et déclare qu’il est plus que temps de mettre fin à l’hémorragie industrielle dans notre région par la planification et le protectionnisme solidaire.