Actualité de Jean JAURÈS pour l’anniversaire de sa naissance le 3 septembre 1859 : les militants de la France Insoumise lui rendent hommage.

“Je suis mort assassiné le 31 Juillet 1914, pour avoir fait tout ce que je pouvais pour éviter une terrible guerre qui débutera 3 jours après ma mort entrainant 19 millions de morts (dont 9 millions de civils) et 21 millions de blessés. Les seuls vainqueurs seront des industriels, des financiers, quelques fanatiques nationalistes, et mon assassin Raoul Villain acquitté par ces derniers en 1919 sans avoir combattu. J’ai défendu avec passion Dreyfus, et me suis joint à la cause juste des grévistes de Carmaux. J’ai rassemblé les forces de gauche, alors fragiles et éparpillées, dans un mouvement uni et international. j’ai combattu les menaces d’extrême droite nationaliste, monarchiste, et cléricaliste de mon temps. Je me suis vivement opposé au colonialisme et à l’antisémitisme. J’ai obtenu les premières retraites ouvrières aujourd’hui encore attaquées. J’ai fondé le journal l’Humanité qui résiste toujours face aux nouvelles oppressions. Le coeur de mon engagement à toujours été l’émancipation des citoyens, devenus « rois dans la cité » par le suffrage universel, mais restés esclaves dans l’entreprise. Cette émancipation de l’Humanité, c’est par une République que je comptais l’obtenir et c’est votre devoir de la faire naître : la République Sociale.”

 J.Jaurès  1859-1914

Si aujourd’hui encore nous tenons à honorer la mémoire de ce géant politique que fut Jean Jaurès c’est parce que les combats qu’il a menés en son temps sont toujours d’une grande et troublante actualité :

         *  nos Retraites dont le système nous est envié partout à travers le monde, sont attaquées par Macron et ses financiers avides de nous voir souscrire à leurs polices d’assurances privées, là ou la cotisation sociale reste le système le plus efficace et le moins onéreux.

         * C’est aussi la 5ème « République », malade de sa monarchie quinquennale, de la corruption, des trahisons, des mensonges et de la connivence de ses « élites », du lobbying des grands groupes, auxquels s’ajoute aujourd’hui l’oppression anti-démocratique de la Troïka (Commission Européenne, BCE, et FMI). Tout cela appelle plus que jamais le peuple à reprendre le pouvoir démocratiquement par la Révolution Citoyenne et à s’atteler à la création d’une 6ème République: une République Sociale dont le mot d’ordre serait « l’humain d’abord ».

         * C’est également l’existence d’une presse muselée où règne l’autocensure et le travestissement de l’information, détenue par quelques grandes fortunes (Bouygues, Dassault, Lagardère,…) qui écrasent la Véritable Liberté de la Presse.

         * Les travailleurs sont toujours soumis, quel que soit leur investissement personnel quotidien, aux décisions impersonnelles d’actionnaires arrivistes et opportunistes, qui sont prêts à détruire pour quelques bénéfices personnels et immédiats ce que la société a mis des années à organiser. à quand L’Entreprise Socialisée: propriété des travailleurs, de ses clients, de ces fournisseurs et des autres acteurs impactés par son activité?

                   * Mais aussi le Coût du capital financier qui aujourd’hui comme hier cherche à s’accumuler sans raisons autres que la pure cupidité au détriment des travailleurs et de tous les créateurs de vrais richesses marchandes et non marchandes. Course au profit qui nous mène de plus à la catastrophe environnementale.

         *  C’est toujours La lutte contre le néo-colonialisme qui empêche les peuples africains de s’émanciper et de construire un monde commun.

                  * C’est enfin la volonté de Jaurès de Rassembler les Forces Progressistes de Gauche contre l’hydre de l’extrême droite qui reprend forme aujourd’hui avec la fédération populaire que nous appelons de nos vœux : cette union de partis, d’associations et de citoyens, qui est amené à accueillir tous ceux qui comprendront l’urgence de rentrer en lutte sans compromissions, et qui tel le colibri face à l’incendie souhaitent accomplir leur part…        

         Voila quelques unes des raisons qui amènent les militants de la France Insoumise à honorer la mémoire de Jean Jaurès en ce cent- soixantième anniversaire de sa naissance le 3 septembre 1859.

LENS EN COMMUN 2020

A moins d’un an des prochaines élections municipales, parce que nous ne voulons ni d’un deuxième mandat pour l’équipe municipale sortante et sa politique, ni d’aucun de ses jumeaux macronistes, parce qu’également nous rejetons l’hypothèse d’une extrême droite s’emparant de l’Hôtel de Ville, nous lançons l’appel LENS EN COMMUN. Il s’agit de poser les   premières fondations d’un grand projet utile pour répondre aux besoins démocratiques, sociaux et écologiques de  notre ville.

Notre ambition est de constituer une liste citoyenne ​dont l’objectif est la reconquête de LENS par celles et ceux qui habitent encore notre ville, par celles et ceux qui veulent pouvoir y vivre, y trouver du travail et y vivre bien, dans  une communauté de destin qui n’est pas asservie à l’argent et à la mondialisation néolibérale.

Voyons les choses en face. Notre ville est l’objet de deux obsessions permanentes de la part de l’équipe municipale en place : recouvrer une situation démographique qui n’a cessé de se dégrader et  jouer avec le mythe de la centralité de l’ex-capitale du bassin minier. L’essentiel du bilan de l’actuelle mairie tient en trois mots : privatisation, bétonnage, aseptisation. Finalement, l’équipe municipale qui prétendait en 2014 avec ses 135 ! propositions mieux servir les Lensoises et les Lensois sans augmenter la part communale des impôts locaux, a réussi à produire une ville sans vie.

Ce mandat est celui des ultimes trahisons. Sylvain Robert dans le droit fil de son prédécesseur immédiat a « géré » la ville comme un comptable , sans vision stratégique et sans ambition.

Nous ne voulons pas de cette gestion qui tourne délibérément le dos à notre passé industriel minier comme s’il fallait en avoir honte et qui accepte avec fatalisme la désindustrialisation.

Nous ne voulons pas de cette gestion qui se défausse systématiquement sur le privé pour la gestion des biens communs.

Nous ne voulons pas de ces infrastructures pensées pour servir les intérêts des grands groupes commerciaux au détriment de la vie du centre-ville et des quartiers.

Nous ne voulons pas de cette gestion clientéliste visant à maintenir la population dans un pseudo-confort social particulièrement angoissant.

Nous ne voulons pas de cette gestion à court-terme incapable de prévoir les défaillances pourtant annoncées (la piscine municipale) et de formuler clairement des exigences contractuelles (redevance du stade Bollaert-Delelis).

Nous ne voulons pas de cette gestion qui méprise toute préoccupation liée aux transitions écologiques et énergétiques (au point de ne même pas rédiger un plan climat pourtant obligatoire).

L’avenir pour nous doit prendre une tournure radicalement différente car nous  voulons redonner vie à notre ville, la rendre de nouveau réellement démocratique et participative, habitable, plurielle, accueillante et bienveillante.

1 Nous voulons engager notre ville dans une révolution écologique et énergétique respectueuse de l’environnement et anti-gaspillage des ressources naturelles.

Partout et quand cela est possible, nous reprendrons la gestion des communs et ferons les choix qui respectent notre avenir. Nous ferons en sorte que cette transition ne soit pas imposée mais implique l’ensemble des citoyens.

Là où la ville voisine a pris des longueurs d’avance sur le développement durable, nous nous devons de rattraper notre retard (géothermie, solaire…).

Quant aux moyens de transport, tout doit être pensé dans un double objectif de diminution de l’usage de la voiture et de revitalisation des quartiers et du centre-ville : gratuité du BHNS, pistes cyclables à tracer …

2  Nous voulons impulser une nouvelle dynamique :

Tous les efforts devront être faits pour profiter d’une vague de réimplantation d’activités abusivement délocalisées et favoriser la création d’activités liées à la transition écologique, mais c’est toute l’économie qui doit bifurquer vers un modèle social et solidaire : LENS  capitale de l’industrie du passé et pourquoi pas aujourd’hui d’un nouveau « produire en France » moderne et écologiquement responsable, doit devenir la ville de l’Economie Sociale et Solidaire de  demain.

LENS doit redevenir une ville où chacun puisse tenter sa chance en travaillant sur des projets comme celui de la requalification de la zone couverte par l’ancien hôpital ou de la zone des anciens laminoirs et tréfileries  ainsi que sur des projets de développement équilibré plus modestes.

LENS doit persévérer dans sa vocation universitaire et (re)devenir un pôle de formation reconnu et de plein exercice y compris à l’étranger.

La gestion de la ville doit être remise au centre du débat politique et ne plus être seulement une affaire de pseudo-experts obnubilés par les contraintes budgétaires. La commune est le lieu de la démocratie locale ; or cette démocratie a été confisquée par les institutions de l’intercommunalité. Nous devons donc recréer les conditions de cette démocratie en instituant un contrôle citoyen que nous définirons ensemble.

3  Nous voulons recréer un cadre de vie convivial :

Notre idéal n’est pas de faire de LENS la banlieue-dortoir de la métropole lilloise.​ Notre idéal est de permettre aux classes moyennes et populaires de rester et de s’installer à LENS, de combattre l’exclusion.​ Cela passe par la reprise de contrôle par les élus des bailleurs sociaux

Nous réclamons pour toutes et tous le droit de vivre à LENS dignement, le droit d’être soigné dans des structures de proximité, le droit à un air respirable et à une alimentation saine produite au plus près : moins de béton, plus de verdure, des jardins partagés et une défense résolue des services publics d’Etat et territoriaux menacés par l’euro-austérité et par la politique antisociale de Macron.

Par l’éducation et la culture, par le soutien aux artistes et à la création, par une tarification véritablement sociale et la laïcité, par le souci du monde et des autres, par la redynamisation de la vie associative, nous voulons sortir de la médiocrité actuelle et reconstruire à LENS les solidarités et les espoirs perdus  dans la course à l’attractivité.

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Résistance, le mot n’est pas trop fort : il faut passer du modèle clientéliste à la co-construction démocratique de projets.

Croissance sous contrôle, il le faut pour “changer le système pas le climat” et construire la ville post-croissance, sobre et solidaire.​

Citoyenneté, c’est contre l’égoïsme et les discriminations, notre bien le plus précieux pour   reprendre nos droits, et les partager dans le souci de la justice et de l’égalité.

Avec ces quelques principes nous avons décidé de nous engager ensemble.

Parce que LENS est à la croisée des chemins, parce  que son histoire est celle du courage au travail qu’il soit agricole avec Guislain Decrombecque ou industriel avec les mineurs,   mais aussi celle des  révolutions nécessaires et des désobéissances qui portent leurs fruits avec le combat syndical et politique, parce que nous voulons continuer à y vivre et à aimer notre ville, parce que nous devons combattre la misère et le désespoir qui s’y déploient dans certains quartiers et que nous voulons partager les richesses de culture et d’humanité, nous nous engageons aujourd’hui pour inventer une autre ville qui ne  soit plus la propriété de quelques uns mais bien un LENS EN COMMUN.

Si vous vous reconnaissez dans ces quelques principes, prenez contact avec nous (courriel : lfilens@gmail.com) afin que nous puissions bâtir ensemble les bases d’un programme de  reconquête du LENS qui nous tient à cœur.

Appel de LENS EN COMMUN – 4 juillet  2019 –