Départementales canton de Lens : pas de quoi se réjouir

La liste PS PCF conduite par Fatima AIT CHIKHEBBIH et Daniel KRUSZKA a remporté l’élection avec 4584 votes soit  57.7 % des voix face au RN (3360 votes soit 42.3%). Prime a donc été donnée par défaut à des cumulards socialistes qui ne feront que reproduire leur gestion de copinage habituel. Il s’agit pour eux de préserver des postes et non pas d’agir pour remédier à la situation désastreuse de notre bassin minier.

Quant aux régionales, nous ne pouvons que nous réjouir de voir les différentes composantes de gauche ou supposées telles pour certaines reprendre place au Conseil Régional. Deux remarques toutefois : le vote majoritaire pour Xavier Bertrand c’est-à-dire pour un beau  parleur  qui n’a rien fait pour soutenir les salariés des entreprises en difficulté, qui a dépensé l’argent public pour créer un service concurrent à Pôle Emploi avec l’échec que l’on sait, et qui a laissé la région en dernière position dans le classement fait par l’observatoire de la transition écologique des territoires (enviroscore.fr), démontre seulement l’aveuglement d’une partie de la population par rapport à de vieilles recettes libérales inadaptées au monde d’aujourd’hui. Qui plus est, Xavier Bertrand a confirmé dès l’annonce de sa victoire ce que nous savions déjà, à savoir qu’il ne sera qu’un président de région intérimaire qui sera plus concerné par les futures échéances présidentielles où il se voit un destin national. A contrario les 21,98% obtenus difficilement par Karima Delli démontrent qu’une offre de « gauche » peu claire et attrape tout n’est pas forcément un avantage électoral.

Mais le vrai vainqueur c’est l’abstention avec 71,29% sur le canton de Lens et de  66,82% aux régionales. Au-delà des explications traditionnelles sur le désintérêt des électeurs pour des échelons administratifs mal connus, se trouve la vraie raison qui est le désarroi du peuple face à une crise sanitaire et sociale qui plonge chaque jour un peu plus les jeunes, les chômeurs et tous ceux qui ont un travail précaire dans une misère dont les media grand public ne parlent pas. Plus que jamais nous le redisons : ce ne sont pas des partis dont le principal souci est de préserver des postes qui permettront à la France d’engager une vraie bifurcation.

Bifurcation vers plus de démocratie avec une 6ème République donnant aux citoyens les moyens de contrôler ses élus et de provoquer des RIC.

Bifurcation vers une transition écologique et sociale permettant de tourner le dos au productivisme capitaliste et retrouver un développement équilibré pour le bonheur de tous.

La prochaine élection présidentielle sera l’occasion d’argumenter ces thèmes et de recréer de l’espérance dans le peuple. Rejoignez nous !

La France Insoumise Lens

Pour un RLP restrictif à Lens.

Les communes ou communautés sont tenues de renouveler leur Règlement Local de Publicité (RLP) dans un avenir proche. A défaut, c’est la réglementation nationale peu contraignante qui s’applique. C’est une question qui touche à la transition énergétique et écologique, à la lutte contre la défiguration des villes, au projet de société, et à la transmission des informations culturelles ou associatives.

Alors que la Communauté Urbaine d’Arras et d’autres sont en train de mettre en œuvre ce nouveau règlement, rien n’apparait sur internet pour Lens ou la CALL (on a un aperçu pour Loison ou Rouvroy). Comme d’habitude, Lens et la CALL sont à la traine.

Grenoble a donné l’exemple en supprimant son mobilier urbain publicitaire pour mettre à la place des arbres et des espaces d’affichage associatifs et culturels. Même Paris a inscrit l’interdiction des publicités numériques dans son RLP.

Pour un nouveau Règlement Local de Publicité nous demandons de :

  • Proscrire la publicité sur écrans numériques, lumineux et/ou déroulants, consommateurs excessif d’électricité et agression permanente (Un écran de publicité numérique de 2 m² consomme au moins 7 000 KWh/an.  … Pour la fabrication, ce n’est pas mieux : l’ADEME estime qu’il faut 7 tonnes de matériaux rien que pour un écran de 1m², et au moins 550 kg de CO²).
  • Sur les autres panneaux, limiter la taille des publicités, interdire certains types de publicité, tels que : les voitures les plus polluantes, la malbouffe, la publicité à caractère sexiste… Et s’orienter vers une diminution des grands panneaux qui défigurent la ville.
  • S’orienter vers un remplacement  progressif des publicités sur mobiliers urbains par de la communication publique, de l’affichage associatif et politique,  d’autres initiatives (œuvres d’art, projets d’écoles.
  • Augmenter les contrôles pour vérifier que la règlementation est bien appliquée. (Enseignes lumineuses, vitrines).
  • S’interdire les dérogations.

La France Insoumise Lens réclame la mise en place rapide d’un RLP restrictif et la dénonciation des contrats de mobilier urbain publicitaire liant la ville à Decaux.