AMAZON à AVION : le grand leurre !

Déjà présent dans les Hauts-de-France avec deux entrepôts logistiques et une agence de livraison au cœur de la région lilloise, Amazon, le géant du cyber-commerce, va ouvrir d’ici la fin de cette année une nouvelle agence de livraison à Avion. A la clé, 280 emplois nous promet-on.

La gazette du Nord Pas de Calais nous apprend que : “Sur le territoire de l’Agglomération de Lens-Liévin, la nouvelle a été très bien accueillie, tant par Sylvain Robert son président, responsable de la zone d’activité, que par Jean-Marc Tellier, le maire de la commune d’Avion. C’est une nouvelle fois la preuve que le territoire attire les investisseurs ». « Construit par Goodman, le bâtiment d’Avion de 9 400 m2 est situé au cœur de la zone industrielle des 14, juste en face de l’entrepôt logistique d’Intermarché, entré en service il y a deux années.”

Ce centre Amazon pour lequel des centaines d’emplois étaient donc espérés (promis ?) s’est transformé en dépôt “dernier kilomètre” permettant la plupart du temps le dernier transfert des colis par les livreurs (souvent des prestataires) et au final, les centaines d’emplois espérés se sont transformées en 80… Puis en pas grand chose car au final; il y aura du transfert de personnel du centre de Lauwin Planque + quelques espoirs d’emplois parmi les sous-traitants…..en termes de création brute d’emplois c’est peanuts !

Un petit rappel sur ce qu’est Amazon (informations tirées d’un rapport d’Attac) :

   – Amazon dissimule 57% de son chiffre d’affaires réalisé en France, d’où une évasion fiscale massive.

   – Amazon Web Services a émis 55,8 millions de tonnes de gaz à effet de serre en 2018, soit l’équivalent des émissions du Portugal.

   – Amazon fait travailler en majorité des personnes à contrats précaires, notamment en intérim.

   – D’après une étude aux Etats-Unis, pour 1 emploi créé par Amazon, 2 emplois sont détruits.

Un petit rappel sur ce que sont les projets d’Amazon en France :

La pandémie du coronavirus a mis en lumière la stratégie hégémonique d’Amazon  qui en est l’un des principaux bénéficiaires. Le géant veut devenir leader de la distribution dans le monde, grâce à des prix extrêmement bas et la livraison en 24 heures. Pour ce faire, Amazon place l’expansion de son business au dessus des profits immédiats. Mais du leadership au monopole, il n’y a qu’un pas. Amazon se lance dans la distribution alimentaire tandis qu’elle est déjà leader mondial du stockage des données informatiques ! C’est dans ce contexte, qu’une bataille secrète est engagée depuis plusieurs mois en France. Amazon s’apprête à y doubler sa surface de stockage d’ici début 2021 ; entre 8 et 11 projets d’entrepôts et centres de tri supplémentaires ! Sa part de marché dans le pays est de 18,9 % du e-commerce, déjà très loin devant celles de ses concurrents, mais sans commune mesure avec ses 38 % aux États-Unis. Amazon souhaite donc rapidement se développer dans l’hexagone, dans une stratégie globale de conquête du marché européen. L’État a déjà autorisé 4 de ses nouveaux projets d’entrepôts, alors que la viabilité des commerces de proximité est directement menacée par l’augmentation de l’activité d’Amazon en France. Si ces projets sont menés à terme, l’impact sur les emplois, le climat et les finances publiques pourrait être rapidement catastrophique.

Nos politiques locaux, que ce soit le lensois socialo-macroniste ou l’avionnais “communiste”, se moquent de l’accaparement des terres agricoles, des conditions de travail déplorables dans ces entrepôts, de l’envahissement de la France par des objets de l’(hyper)consommation pour la plupart importés. Nous ne leur reprocherons pas de vouloir créer de l’emploi ou du moins les conditions de l’emploi. Mais pas à n’importe quel prix ! Leur courte vue est nuisible à la société dans son ensemble. Mais peu leur chaut !

Nos politiques locaux non seulement se laissent facilement berner mais en plus manquent à leur propre parole : d’un côté ils prétendent défendre le petit commerce (tout en facilitant d’ailleurs les centres commerciaux et leurs galeries marchandes) de l’autre ils facilitent (au fait avec combien de subventions ?) l’arrivée d’Amazon symbole de l’esclavage salarié post-moderne.

La France Insoumise Lens condamne fermement cette trahison des intérêts du peuple au profit de la gloriole personnelle d’un personnel politique de l’ancien temps, gloriole qui de plus se révèle être un leurre.

La France Insoumise Lens appelle à soutenir la campagne contre Amazon de plusieurs associations dont « Les amis de la terre » et « Attac » à l’occasion du prochain vendredi noir

https://www.amisdelaterre.org/stoppons-expansion-amazon-black-friday/

https://france.attac.org/se-mobiliser/stop-amazon-et-son-monde/

NON à la 5G

NON à la catastrophe sanitaire, écologique et sécuritaire

L’Etat doit a minima décréter un moratoire au développement de la 5G. La ville de Lens doit refuser par tous les moyens son déploiement sur son territoire.

La 5G  c’est :

  • Le cœur d’un projet global de « smart cities » c’est à dire un réseau « intelligent » basé sur des milliards de capteurs et un bombardement d’ondes artificielles permettant l’interconnexion de tous les objets de notre environnement de vie, afin d’éliminer l’humain de la prise de décision individuelle ou collective en le remplaçant par le pilotage centralisé et automatisé de la vie urbaine dans laquelle nous sommes traités comme des flux et des stocks
  • Une surconsommation sans précédent d’énergie électrique au vue de la courbe exponentielle de transit de données, surconsommation que l’augmentation de la production d’énergie propre ne suffira pas à compenser et qui de ce fait garantit à l’énergie nucléaire un bel avenir menaçant
  • Une multiplication insensée du nombre d’antennes qui pourront certes se mettre en veille mais n’en pollueront pas moins notre environnement paysager en s’empilant sur celles déjà présentes ce qui aggravera la controverse foncière
  • Une multiplication de composants électroniques de pointe utilisant des minerais rares extraits dans les pays du Sud dans des conditions inhumaines et dont le recyclage est plus complexe
  • Des coûts d’investissement monstrueux qui se répercuteront forcément sur nos forfaits téléphone. Nos smart phones devront être changés pour être compatibles avec la 5G.
  • Une progression du « désert français » puisque nos campagnes seront sous-équipées au profit des « smart cities »). A contrario, un équipement accéléré de la fibre, surtout dans les campagnes, permettrait d’y pallier sans les inconvénients des ondes.
  • La mise en place massive de véhicules autonomes, arme massive de destruction d’emplois, et gros consommateurs d’énergie et d’ondes magnétiques 
  • La facilitation de la généralisation du numérique à l’école dont on connait les effets : baisse de la concentration, hyperactivité, troubles du langage, mise en danger de cerveaux jeunes au développement en cours et donc fragiles…
  • La généralisation aussi du numérique dans les services publics, au détriment des contacts humains.
  • La multiplication des pseudo-emplois indépendants mais surtout précaires permis par l’utilisation abusive de la géo-localisation
  • Des problèmes de santé publique liés au cumul des risques liés aux ondes électromagnétiques qui sont mal connus et méritent d’être étudiés en profondeur. Les cas de personnes électro hypersensibles se multiplient déjà actuellement.
  • Un projet qui traite les usagers en objets de contrôle et de surveillance par le biais d’une analyse de comportements via la production de données en particulier via la reconnaissance faciale.
  • Un projet qui enrichira encore plus les opérateurs américains GAFA qui ne paient pas d’impôts chez nous, le gouvernement ayant baissé sa culotte quant à la mise en œuvre effective d’une taxe de 3% sur leur chiffre d’affaires
  • Un projet qui fait la part belle aux producteurs chinois, HUAWEI entre autres, au détriment du fabricant français ALCATEL ignoblement vendu par Hollande à NOKIA qui est en train de le supprimer définitivement.

Nous ne voulons pas être enfermés dans « l’enclos numérique mondial » cher à Castaner, ni être les dindons de la farce du New Green Deal de Jeremy Rifkin. La France Insoumise Lens dit au président start-upper en manches de chemise, que nous lui retournons son mépris lorsqu’il prétend que refuser la 5G c’est revenir à la lampe à huile. La France Insoumise Lens demande que l’Etat décrète, comme vient de le faire la Suisse,  un moratoire  de ce projet anti-démocratique,  dispendieux et inutile, qu’une vraie convention de citoyens soit organisée concernant les impacts de la société  numérique sur la vie des citoyens et les conditions de son acceptabilité. Quant au maire de Lens, rappelons qu’il a refusé à l’association ACCAD une salle pour informer les lensois des risques liés au déploiement de la 5G prétextant qu’un forum sur la transition écologique serait organisé ultérieurement, on ne sait ni quand ni avec qui. Devons nous lui rappeler que les citoyen(ne)s lensois étaient très nombreux lors de la réunion Linky qu’il avait fini par concéder, preuve que les lensoises et les lensois se sentent tout à fait concernés par ces questions. Nous souhaitons donc qu’un vrai débat public ait lieu sur cette question de la 5G. Dans notre ville où beaucoup n’ont pas les moyens de vivre dignement, à l’abri des menaces et des changements permanents, l’absence de ce débat serait perçue négativement par une grande partie de la population. Ce serait un signe de plus qui s’inscrit dans la volonté politique de renforcer une société à deux vitesses où les inégalités sociales ne font que s’aggraver.

REFUSONS LA 5G !

EXIGEONS UN DEBAT CITOYEN DANS CHAQUE COMMUNE

EXIGEONS UNE CONVENTION DE CITOYENS NATIONALE