NON à la 5G

NON à la catastrophe sanitaire, écologique et sécuritaire

L’Etat doit a minima décréter un moratoire au développement de la 5G. La ville de Lens doit refuser par tous les moyens son déploiement sur son territoire.

La 5G  c’est :

  • Le cœur d’un projet global de « smart cities » c’est à dire un réseau « intelligent » basé sur des milliards de capteurs et un bombardement d’ondes artificielles permettant l’interconnexion de tous les objets de notre environnement de vie, afin d’éliminer l’humain de la prise de décision individuelle ou collective en le remplaçant par le pilotage centralisé et automatisé de la vie urbaine dans laquelle nous sommes traités comme des flux et des stocks
  • Une surconsommation sans précédent d’énergie électrique au vue de la courbe exponentielle de transit de données, surconsommation que l’augmentation de la production d’énergie propre ne suffira pas à compenser et qui de ce fait garantit à l’énergie nucléaire un bel avenir menaçant
  • Une multiplication insensée du nombre d’antennes qui pourront certes se mettre en veille mais n’en pollueront pas moins notre environnement paysager en s’empilant sur celles déjà présentes ce qui aggravera la controverse foncière
  • Une multiplication de composants électroniques de pointe utilisant des minerais rares extraits dans les pays du Sud dans des conditions inhumaines et dont le recyclage est plus complexe
  • Des coûts d’investissement monstrueux qui se répercuteront forcément sur nos forfaits téléphone. Nos smart phones devront être changés pour être compatibles avec la 5G.
  • Une progression du « désert français » puisque nos campagnes seront sous-équipées au profit des « smart cities »). A contrario, un équipement accéléré de la fibre, surtout dans les campagnes, permettrait d’y pallier sans les inconvénients des ondes.
  • La mise en place massive de véhicules autonomes, arme massive de destruction d’emplois, et gros consommateurs d’énergie et d’ondes magnétiques 
  • La facilitation de la généralisation du numérique à l’école dont on connait les effets : baisse de la concentration, hyperactivité, troubles du langage, mise en danger de cerveaux jeunes au développement en cours et donc fragiles…
  • La généralisation aussi du numérique dans les services publics, au détriment des contacts humains.
  • La multiplication des pseudo-emplois indépendants mais surtout précaires permis par l’utilisation abusive de la géo-localisation
  • Des problèmes de santé publique liés au cumul des risques liés aux ondes électromagnétiques qui sont mal connus et méritent d’être étudiés en profondeur. Les cas de personnes électro hypersensibles se multiplient déjà actuellement.
  • Un projet qui traite les usagers en objets de contrôle et de surveillance par le biais d’une analyse de comportements via la production de données en particulier via la reconnaissance faciale.
  • Un projet qui enrichira encore plus les opérateurs américains GAFA qui ne paient pas d’impôts chez nous, le gouvernement ayant baissé sa culotte quant à la mise en œuvre effective d’une taxe de 3% sur leur chiffre d’affaires
  • Un projet qui fait la part belle aux producteurs chinois, HUAWEI entre autres, au détriment du fabricant français ALCATEL ignoblement vendu par Hollande à NOKIA qui est en train de le supprimer définitivement.

Nous ne voulons pas être enfermés dans « l’enclos numérique mondial » cher à Castaner, ni être les dindons de la farce du New Green Deal de Jeremy Rifkin. La France Insoumise Lens dit au président start-upper en manches de chemise, que nous lui retournons son mépris lorsqu’il prétend que refuser la 5G c’est revenir à la lampe à huile. La France Insoumise Lens demande que l’Etat décrète, comme vient de le faire la Suisse,  un moratoire  de ce projet anti-démocratique,  dispendieux et inutile, qu’une vraie convention de citoyens soit organisée concernant les impacts de la société  numérique sur la vie des citoyens et les conditions de son acceptabilité. Quant au maire de Lens, rappelons qu’il a refusé à l’association ACCAD une salle pour informer les lensois des risques liés au déploiement de la 5G prétextant qu’un forum sur la transition écologique serait organisé ultérieurement, on ne sait ni quand ni avec qui. Devons nous lui rappeler que les citoyen(ne)s lensois étaient très nombreux lors de la réunion Linky qu’il avait fini par concéder, preuve que les lensoises et les lensois se sentent tout à fait concernés par ces questions. Nous souhaitons donc qu’un vrai débat public ait lieu sur cette question de la 5G. Dans notre ville où beaucoup n’ont pas les moyens de vivre dignement, à l’abri des menaces et des changements permanents, l’absence de ce débat serait perçue négativement par une grande partie de la population. Ce serait un signe de plus qui s’inscrit dans la volonté politique de renforcer une société à deux vitesses où les inégalités sociales ne font que s’aggraver.

REFUSONS LA 5G !

EXIGEONS UN DEBAT CITOYEN DANS CHAQUE COMMUNE

EXIGEONS UNE CONVENTION DE CITOYENS NATIONALE

Le budget 2020 de la ville de Lens : on continue comme avant !

La France Insoumise Lens constate et déplore la persistance dans les orientations budgétaires de la ville de Lens au mépris des souhaits de la population : rien sur la transition énergétique et écologique, rien pour le rééquilibrage territorial entre le centre ville et les cités,  poursuite du bétonnage et endettement accru.

En effet  pour la première fois depuis 2015, la Ville aura recours à l’emprunt pour 5,2 M€. Rappelons que l’encours de la dette atteint 48 M€, dette  liée pour moitié aux chantiers ANRU (la règle étant : 1 euro financé par l’ANRU si  1 euro est financé par la ville) qu’ont connu la grande résidence et la cité Montgré, le reste étant lié à des queues d’emprunt sur des opérations antérieures de rénovation des cites.

Sur les 11 M€ d’investissements (hors remboursement en capital de la dette pour 4 M€), on note des acquisitions foncières pour 3 M€, des travaux de voirie pour 3,1 M€, une somme d’1 M€  provisionnée pour engager le futur centre aquatique, des frais d’études diverses conséquents dont un montant important pour l’opération Cœur de ville. Bref tout est fait pour perpétuer le vieux clivage lensois centre ville/cités là où partout ailleurs ce déséquilibre centre/périphérie est dénoncé comme un des maux de la société française.

Un bien faible montant par rapport aux besoins : les cités minières du 4 et du 12/14 mériteraient des transformations plus ambitieuses, la transition énergétique et un usage écologique du territoire nécessitent des investissements que la gestion comptable à courte vue de cette équipe municipale continue à ignorer. Rappelons que les montants annuels d’investissement sur la période Delcourt étaient plus proches de 30 M€ que de 10, mais l’équipe actuelle est revenue aux pratiques de l’ère Delelis visant à maintenir les populations concernées dans la dépendance plutôt que de tout faire pour améliorer le cadre de vie.

Sur le fonctionnement (hors autofinancement de 5,6 M€ des dépenses d’investissement) 46,5 M€ y seront consacrés, avec une hausse de 1,15 % par rapport à 2019. Premier poste de dépenses, la masse salariale s’élève à 27,54 M € (+0,99 % par rapport à 2019). Viennent ensuite les TFSE (travaux, fournitures et services extérieurs) pour 14 M€, sans oublier environ 1,4 M€ d’intérêts de remboursement de  la dette. La masse salariale contenue cache en fait un phénomène inquiétant de départ de cadres territoriaux de bon niveau découragés par la médiocrité et la manque d’ambition de cette équipe compensé par l’embauche de personnels moins qualifiés mais plus dociles.

Un budget comme avant, présenté par une équipe municipale qui ne comprend pas que Lens restant une ville pauvre il convient de continuer à investir qui plus est à une époque où les taux d’intérêt sont ridiculement bas et qui ne comprend rien aux enjeux de notre époque. Ajoutons à cela l’absence de retransmission sur les réseaux sociaux du conseil municipal tenu en l’absence du public et nous avons à nouveau la démonstration du style autocrate de cette municipalité faussement de gauche et vraiment de droite.

LENS : le maire s’agite, le fait savoir et se fait grassement rémunérer

La France Insoumise Lens prend connaissance avec tristesse de la composition de la liste des adjoints au maire lors de la réunion  à huis clos  du premier conseil municipal regroupant des survivants du PS, des macronistes, des libéraux, deux acteurs de l’enseignement catholique c’est-à-dire une équipe en marche …arrière.

La principale qualité n’est pas la compétence et l’éparpillement des compétences dans les délégations démontre bien la volonté de fonctionner à quelques uns dans un genre de cabinet noir mode de fonctionnement qui semble complaire au technocrate réélu.

Triste sort pour les lensois !

Ce premier conseil municipal de Lens à vu le maire se faire octroyer par la dite majorité une augmentation de 20% de son indemnité d’élu, qui atteint ainsi 4978 € brut. La population de la ville frappée par une pauvreté endémique et un chômage de masse appréciera à sa juste valeur cette augmentation pharamineuse. Une majorité de godillots, une presse qui ne relève que le côté « légal » de la décision et des fautes politiques des le début du mandat.

Cela promet !

Vigilance et résistance !

Lensoises, Lensois, venez nous rejoindre afin de faire barrage à cette dérive !