Pour un RLP restrictif à Lens.

Les communes ou communautés sont tenues de renouveler leur Règlement Local de Publicité (RLP) dans un avenir proche. A défaut, c’est la réglementation nationale peu contraignante qui s’applique. C’est une question qui touche à la transition énergétique et écologique, à la lutte contre la défiguration des villes, au projet de société, et à la transmission des informations culturelles ou associatives.

Alors que la Communauté Urbaine d’Arras et d’autres sont en train de mettre en œuvre ce nouveau règlement, rien n’apparait sur internet pour Lens ou la CALL (on a un aperçu pour Loison ou Rouvroy). Comme d’habitude, Lens et la CALL sont à la traine.

Grenoble a donné l’exemple en supprimant son mobilier urbain publicitaire pour mettre à la place des arbres et des espaces d’affichage associatifs et culturels. Même Paris a inscrit l’interdiction des publicités numériques dans son RLP.

Pour un nouveau Règlement Local de Publicité nous demandons de :

  • Proscrire la publicité sur écrans numériques, lumineux et/ou déroulants, consommateurs excessif d’électricité et agression permanente (Un écran de publicité numérique de 2 m² consomme au moins 7 000 KWh/an.  … Pour la fabrication, ce n’est pas mieux : l’ADEME estime qu’il faut 7 tonnes de matériaux rien que pour un écran de 1m², et au moins 550 kg de CO²).
  • Sur les autres panneaux, limiter la taille des publicités, interdire certains types de publicité, tels que : les voitures les plus polluantes, la malbouffe, la publicité à caractère sexiste… Et s’orienter vers une diminution des grands panneaux qui défigurent la ville.
  • S’orienter vers un remplacement  progressif des publicités sur mobiliers urbains par de la communication publique, de l’affichage associatif et politique,  d’autres initiatives (œuvres d’art, projets d’écoles.
  • Augmenter les contrôles pour vérifier que la règlementation est bien appliquée. (Enseignes lumineuses, vitrines).
  • S’interdire les dérogations.

La France Insoumise Lens réclame la mise en place rapide d’un RLP restrictif et la dénonciation des contrats de mobilier urbain publicitaire liant la ville à Decaux.  

Non à la manifestation policière devant l’Assemblée Nationale. Honte au PS, au PCF, à EELV, qui s’alignent derrière la droite et l’extrême droite dans cette dérive antirépublicaine.

La police se doit d’être républicaine et non pas de faire pression sur la République. Ce principe démocratique est remis en cause par la manifestation de l’intersyndicale policière, organisée ce mercredi 19 mai, devant l’Assemblée nationale, avec le soutien du pouvoir en place, de l’extrême droite et des  partis de la « gôche ». 

La police ne saurait faire la loi ; elle est au service des citoyens et d’eux seuls, de leurs droits et de leurs libertés ; sa mission première est d’être une gardienne de la paix au bénéfice de toute la population et non pas d’être réduite à une force de maintien de l’ordre au seul profit du pouvoir en place. L’unification de la police par Pétain a créé les conditions de cette dérive même si la police a pu être de gauche dans les années Monate. C’est à la police de se soumettre à la République, à ses lois fondamentales, à ses textes fondateurs, aux principes et aux valeurs qu’ils énoncent. 

La police de Darmanin veut imposer « la mise en œuvre de peines minimales pour les agresseurs de forces de l’ordre ». Une démocratie véritable ne devrait pas connaître les peines automatiques et la justice devrait s’y rendre, en toute indépendance et sérénité, à l’abri des pressions, des émotions et des corporatismes. Les politiques renégats qui ont annoncé rallier le rassemblement cautionnent, par leur présence, cette pression policière sur la représentation nationale. Parmi eux, l’actuel ministre de l’intérieur, on devrait plutôt dire ministre de la police, qui ne prend même plus le soin de cacher son suivisme. 

Le simple fait que Darmanin se précipite dans ce rassemblement, alors même que les syndicats de police ont déserté son Beauvau de la sécurité, en dit long sur sa totale dépendance aux policiers et à leurs syndicats que l’on autorise en permanence à porter la parole publique dans les medias.

Cela signifie une privatisation de la force publique au service des gouvernants, des intérêts particuliers qu’ils protègent et de leur survie face aux contestations, comme l’a clairement illustrée la répression du mouvement des gilets jaunes, répression tellement féroce car il s’agissait de sauver le pouvoir macroniste.

Jamais on n’a vu un ministre de l’intérieur se mêler à une manifestation de policiers et pour cause, c’est inconcevable !

Tout ceci fait écho à la pétition dans laquelle 93 policiers retraités appellent à « reconquérir notre propre pays et rétablir l’autorité de l’État partout où elle est défaillante » et aux deux tribunes de militaires de réserve, puis d’active, appelant à une reprise en mains musclée d’un pays qui serait menacé par ces ennemis intérieurs que seraient l’altérité (culturelle, religieuse) ou la dissidence (politique, sociale). Tout ceci fait écho au déni des violences policières pourtant avérées et démontrées, au racisme malheureusement très répandu dans la police qui rappelons le vote majoritairement pour l’extrême droite.

À un an de l’élection présidentielle, dans cet épisode de manifestation policière, seuls La France Insoumise (LFI), le Parti de Gauche ainsi que quelques écologistes sauvent l’honneur, en maintenant le cap de l’alternative par le refus de l’instrumentalisation politique. Les mêmes partis renégats qui avaient trouvé mille prétextes  pour ne pas manifester récemment dans l’unité contre les discriminations, la haine antimusulman ou les violences policières, ne peuvent plus prétendre représenter les espoirs démocratiques, sociaux, écologistes, féministes qui traversent le pays et mobilisent sa jeunesse. C’est désormais clair : ils suivent l’agenda idéologique imposé par les droites, de plus en plus extrêmes, au lieu d’accompagner les luttes sociales et écologiques.

La France Insoumise Lens condamne fermement cette fausse « gôche » qui tourne le dos à la société, ne cherchant plus sa légitimité que dans l’ordre établi, ses injustices et ses aveuglements.

La France Insoumise Lens réitère ses avertissements quant aux risques liés à la mise en place par le maire socialo-macroniste de Lens d’une police municipale ; un maire qui lui aussi fait la politique de l’extrême droite tout en protestant contre ses mauvaises manières.