Résistance et vigilance

Résistance et vigilance

La France Insoumise Lens tient à souligner le caractère illégitime de l’élection du maire de Lens Sylvain Robert le dimanche 15 mars 2020.

Reprenons les chiffres : Sylvain Robert a été « élu » avec 17,54% des inscrits soit nettement moins que les 25% exigés par l’article L126 du Code électoral pour être élu au premier tour …des élections législatives. Si cette disposition du Code électoral s’appliquait aux municipales dans les communes de plus de 1000 habitants la plupart des candidats élus dimanche ne l’auraient pas été. C’est le cas de Sylvain Robert !

Il est donc difficile de voir dans ces résultats validés « l’expression de la volonté du peuple ».

Les gesticulations des supporters du maire sur le parvis de la mairie lors de l’annonce des résultats sont donc particulièrement obscènes et révèlent aux lensoises et aux lensois qui ne s’en seraient pas encore rendu compte le caractère clientéliste et  de copinage de cet entourage incapable de garder une certaine mesure républicaine mais capable par contre d’insulter le nom d’une candidate à ladite élection.

La publication par le journal Marianne de cette semaine d’un article sur le « Cora-virus du maire » participe de la nécessaire clarification du fonctionnement de ce clan au pouvoir. « A peine élu en 2014, Sylvain Robert n’a rien trouvé de mieux que de relancer le dossier de l’extension du centre commercial Cora Lens 2 : 15000m2 de plus » résultat la mort annoncée du petit commerce local. Et Marianne de conclure : « difficile désormais d’écouter les discours électoralistes du maire sur la « revitalisation du cœur de ville ». 

Il est permis de penser qu’une telle hypocrisie et un tel comportement cachent des choses plus graves. Même si nous ne sommes pas représentés au conseil municipal nous saurons pointer à chaque fois que nécessaire les procédés douteux et les décisions orientées de ce clan.   

PB

LENS EN COMMUN 2020

Penser et agir un avenir autrement

Résultats de l’élection municipale du 15 mars 2020

La liste LENS EN COMMUN 2020 tient à remercier les 187 électeurs qui se sont déplacés afin de voter pour la seule liste de gauche sociale écologique et citoyenne ce dimanche 15 mars 2020.

Nous nous interrogeons tout d’abord sur l’opportunité d’avoir maintenu les dates de l’élection municipale alors que l’épidémie flambe et que la possibilité même d’un second tour s’avère incompatible avec les mesures de confinement. Combien d’électeurs auront-ils voté au premier tour pour écarter l’idée d’un second tour, ce qui aura favorisé les maires sortants.

L’abstention record de 67,62% dans ce contexte sanitaire inquiétant et surtout dans le cadre d’une pratique sociale protectionniste et clientéliste de la part du maire sortant, rend le résultat démocratiquement douteux.

Un maire élu dans de telles circonstances c’est-à-dire avec 17,54% des inscrits est potentiellement illégitime. De plus la composition disparate et sans relief de sa liste, qui associe le PCF et des verts très pâles à des sympathisants du MODEM, de  LREM et de l’école privée, ne peut que favoriser les pratiques de pouvoir personnel et de non-écoute qui sont déjà fortement ancrées.

Triste situation pour Lens qui mérite mieux ; c’est certainement le signe de la fin d’un cycle de gestion néolibérale et opportuniste dissimulée sous en enrobage humaniste et le début d’un nouveau qui ne prendra même plus la peine de dissimuler son macronisme. La feuille de route restera la même : remplacement de la population la plus modeste avec à la clé un net repli de la politique sociale, aucune ou peu de mesures pour la transition écologique et énergétique et bien sûr la privatisation de tout ce qui peut encore l’être.

Toutefois, sans nous faire renoncer à nos propositions franchement alternatives, le résultat très insatisfaisant de notre liste nous incite à engager une réflexion en profondeur sur la manière d’abattre le mur de peur, de passivité politique, de copinage et de clientélisme qui pèse sur notre ville sinistrée.  

En lien avec les luttes sociales et écologiques, nous serons en conséquence la vraie opposition hors les murs du conseil municipal. Nous invitons toutes les bonnes volontés à nous rejoindre pour travailler avec nous sur tous les dossiers de cette ville de Lens et de son agglomération, qu’il s’agisse de l’hôpital, des questions écologiques, du social, de  la culture, de l’emploi public et privé, du développement des quartiers etc…

Nous  continuerons ensemble à  faire mieux connaître nos valeurs et nos idées, à soutenir les luttes sociales et écologiques localement et nationalement et à le faire savoir. Nous continuerons ensemble à dénoncer les abus, les injustices et le manque de citoyenneté.

Gardons l’espoir et le sens de la lutte.

Frédéric Cotton, Jean-Paul Decourcelles et Véronique Stride LFI, Pierre Boutry et Claude Sakwinski PG, Georges Gastaud et Nadia Majdzerczak PRCI, Didier Gayant et Armelle Desprez LOC.

A LENS COMME AILLEURS, il faut arrêter de SUPPRIMER DES LITS D’HÔPITAL !

Depuis des années, la « com » des autorités nationales et lensoises se félicite de la mise en place d’hôpitaux flambant neufs en minimisant le fait que, parallèlement, la politique des gouvernements successifs a consisté à supprimer des lits d’hôpital massivement tout en développant un discours peu responsable sur la médecine « ambulatoire » censée remplacer nombre de soins postopératoires. Il en ira ainsi à Lens où la construction du nouvel hôpital s’accompagnera d’une nouvelle saignée en matière de nombre de lits.

Or la crise du coronavirus prouve une fois de plus que cette politique est irresponsable. Non seulement pour le traitement des maladies ordinaires (combien de personnes mises dehors de l’hôpital après une opération, faute de lits, avec prière de se faire soigner à domicile ont éprouvé mille difficultés à cette occasion ?), mais, plus encore quand une épidémie massive se déclenche et qu’immédiatement les capacités d’hospitalisation sont débordées…

C’est avec cette politique du mensonge qu’il faut rompre en sanctionnant dimanche la fausse gauche qui, comme la droite, a avalé, au nom de la « construction » européenne néolibérale, toutes les mesures d’austérité édictées par l’UE et accompagnées par les Sarkozy, Hollande et autres Macron. La vraie gauche n’a pas à repeindre en rose bonbon la casse de la sécu et du service public hospitalier, elle doit aider les Lensois, et les personnels soignants, à RESISTER à cette politique. C’est encore plus nécessaire à Lens, où les besoins de santé publique sont énormes.

En soutenant « Lens en commun 2020 », où les colistiers de la France insoumise, du PRCF, des Objecteurs de croissance, du PG, sont syndicalistes et/ou engagés dans les luttes sociales, redonnons-nous des conseillers municipaux liés au peuple et relayant les besoins sociaux sans souci de complaire aux bien-pensants.  

Georges Gastaud et Nicole Remmery PRCF, Frédéric Cotton LFI, Pierre Boutry PG, Didier Gayant OC